Une nuit à St-Pétersbourg

Arriver à St-Pétersbourg sans planning, c’est un peu comme se retrouver devant un burger trop grand pour sa bouche: on le tourne dans tous les sens, sans savoir comment l’attaquer. Tout ce que j’avais préparé était une liste de course, et je savais aussi que je devais faire contrôler ma roue arrière ; pas vraiment utile pour la visite de la ville…

J’ai donc naturellement commencé par faire ma paperasse (blog, mails, etc), avant d’aller me promener un peu à l’improviste, comme j’aime le faire en arrivant dans une ville, pour prendre la température. Mais vu la taille de St-Pétersbourg, cette méthode a vite montré ses limites.

Ne pouvant pas ne rien faire pendant les deux jours restants, j’ai fait une rapide recherche sur internet, et demandé quelques conseils à Alessandra, la patronne du « Red House Hostel » où je logeais, concernant les ponts qui s’ouvrent la nuit. En effet, pour laisser passer les gros bateaux sur le fleuve Neva, les principaux ponts se lèvent durant la nuit, offrant un spectacle peu ordinaire.

C’est donc par une petite séance de photo nocturne que j’ai attaqué le morceau St-Pétersbourg. Bien évidement, il faudrait au moins une semaine pour visiter correctement la ville, sans oublier que l’Ermitage, plus grand musée au monde, peut vous occuper pendant plusieurs jours. Mais ça m’a permis de prendre mes marques d’une manière originale.

Si vous êtes de passage dans la plus européenne des villes russes, ne ratez pas le spectacle offert par ces monstres d’acier et d’asphalte se dressant quasiment à la verticale pour laisser passer quelques pétroliers.