L’Europe à pied, semaine 9

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22 juin 2017: Et le vingt-et-unième jour il se reposa

Ça y est, j’ai atteins le moment où mon corps n’a, a priori, plus besoin de plus de repos que les longues nuits de sommeil que je lui donne. Dix, vingt, trente jours de marche d’affilé? Et alors? Pas de problème, tout est rodé: les muscles récupèrent des journées difficiles pendant celles qui le sont un peu moins, les pieds se sont munis d’une couche de peau dure résistante aux frottements quotidiens, les articulations ont été progressivement habituées à supporter des charges de plus en plus importantes.

Comme je pense toutefois quand même que ce pauvre tas d’os et de chair, qui endure sans se plaindre, attend de ma part un peu d’attention, je continue à prendre de temps à autre un ou deux jours de repos. Et comme je peux aligner des séries assez longues de jours de marche, j’essaie de profiter des jours pluvieux pour faire une halte. Seulement la pluie s’est faite rare ces derniers temps et j’ai marché sans pause depuis St-Jeannet.

Mais après avoir repoussé encore et encore en espérant la pluie, j’ai fini par avoir un besoin « mental » d’une pause. Juste d’avoir la possibilité de ne pas me lever pour marcher, deux jours. Juste pouvoir manger une salade, une ratatouille, et un tas d’autres trucs qu’on ne transporte pas dans un sac à dos quand il fait plus de trente degrés.

Et si ces deux jours « off » m’ont fait un grand bien au moral, je me demande si le corps en a vraiment besoin; en tout cas, chaque petite montée m’a semblé être un Everest à gravir le jour de la reprise, j’avais le sentiment de peser dix kilogrammes de plus qu’avant et n’avoir pas pratiqué de sport depuis des mois. Mais juste le premier jour…