L’Europe à pied, semaine 7

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6 juin 2017: Escapade en Italie

De Saorge, dans la vallée de la Roya, le chemin m’emmène en direction de la frontière franco-italienne. D’abord dans le fond d’une vallée magnifique, aux pentes abruptes et pourtant d’un vert foncé saisissant; ici les pins jouent aux équilibristes dans les flancs des montagnes, s’installant là où même un bouquetin n’irait pas s’aventurer.

Puis je commence à monter. Vers le col de Muraton d’abord, où passe la frontière naturelle. Je continue à grimper, enchainant les cols et passant tantôt côté français, tantôt côté italien, en suivant principalement la Alta Via dei Monti Liguri. Le paysage est fantastique; des montagnes couvertes de verdure, des vallées profondes, la côte italienne et la mer fermant l’horizon au sud. Pourtant peu de monde s’aventure sur ce chemin, en raison du manque d’hébergement.

En plus d’une nature magnifique, la région es également chargée d’histoire. Les ruines de casernes et de fortifications, ou autres bâtiments militaires, se succèdent. Ils remontent à la deuxième guerre mondiale et j’en trouverai encore tout au long des jours à venir. De simple bunkers aux cols élevés et peu accessibles, on passe aux forts imposants dans la région du col de Tende.

C’est aussi sur les hauts de Tende que mon chemin pars vers l’est, quittant momentanément la frontière pour s’offrir une escapade en Italie. Je peux profiter quelques jours de plus d’une vue sur les montagnes qui se jettent dans la mer. Je continuerai mon chemin sur les crêtes jusqu’à Garessio, avant de repartir dans la direction opposée et de rejoindre la frontière peu avant le col de Tende.

2 commentaires sur “L’Europe à pied, semaine 7

  1. Jamais je n’ai tant pensé, tant vécu, tant été moi, si j’ose dire, que dans les voyages que j’ai fait à pied.
    De: Jean-Jacques Rousseau.
    Salutations des Gerbers de Tramelan.

    • Joli! (Même si j’ignorais qu’on citait Rousseau maintenant dans la famille; va falloir que je révise mes classiques en rentrant)