L’Europe à pied, semaine 7

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5 juin 2017: Je balise, tu balises, ils… ah non, eux pas.

J’avais lu dans les commentaires de précédents Via-alpinistes, que les deux dernières étapes, ou premières pour moi, étaient mal balisées. C’est donc prêt a dégainer mon GPS que je me suis lancé dans la course. Le premier jour, mon niveau de vigilance étant à son maximum, j’ai bien réussi à éviter les pièges. J’ai déjà un peu relâché la pression le deuxième jour, ce qui m’a valu de me retrouver deux fois hors Via Alpina et de devoir rejoindre le tracé par une petite variante.

Le troisième jour, j’ai commencé à comprendre que le logo du chemin indiquait seulement: « Vous êtes bien sur la Via Alpina, sortez votre carte pour savoir dans quelle direction continuer ». J’ai dû rebrousser chemin une fois, perdant trente minutes au passage, mais dans l’ensemble je dois dire que je ne m’en suis pas trop mal sorti. Puis je suis passé en Italie un peu plus tard et ai été surpris de trouver enfin un balisage clair, la plupart du temps.

Je sais après ces quelques jours que je dois retenir quelques noms de points de passage si je veux éviter de sortir ma tablette sans arrêt. Parce que je n’ai pas prévu de garder mes yeux fixés sur un appareil électronique durant ces quatre prochains mois. D’ailleurs à quoi bon, puisque parfois les indications sur le terrain ne correspondent pas à la trace gpx fournie sur le site officiel.

Je vais bien sûr essayer de rester autant que possible sur le tracé officiel. Mais parfois, le sentier quitte une crête pour la vallée, avant de rejoindre à nouveau la même crête quelques kilomètres plus loin, uniquement pour offrir une possibilité d’hébergement à ceux qui ne porte pas de tente. Il va de soi que dans ces cas là je resterai dans les hauteurs et rejoindrai la trace dès qu’elle remontera. D’autres fois il me faudra peut-être quitter le sentier pour me ravitailler; j’essaierai de toujours le faire à pied, mais n’exclus pas de faire du stop en cas de besoin. La météo pourra aussi parfois me forcer à renoncer à certains passages en hauteur et me pousser à préférer la vallée.

Finalement, quatre mois dans les alpes c’est bien plus que de suivre simplement un chemin dessiné sur une carte et indiqué par des panneaux sur le terrain; il s’agit d’une aventure à part entière, sujette à modifications, ouverte aux options et aux changements de dernières minutes. Et ça me va très bien ainsi.

2 commentaires sur “L’Europe à pied, semaine 7

  1. Jamais je n’ai tant pensé, tant vécu, tant été moi, si j’ose dire, que dans les voyages que j’ai fait à pied.
    De: Jean-Jacques Rousseau.
    Salutations des Gerbers de Tramelan.

    • Joli! (Même si j’ignorais qu’on citait Rousseau maintenant dans la famille; va falloir que je révise mes classiques en rentrant)