L’Europe à pied, semaine 5

Toujours plus loin du point de départ, toujours plus proche d’un nouveau point de départ. La cinquième semaine de marche présentée sous forme de quelques textes, images et un compteur à jour.

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19 mai 2017: Plein sud

Quelques cols, au sud de Grenoble, marquent le passage aux Alpes sud. Comme le col de Manse, au-dessus de Gap. Claude me l’avait dit, lorsqu’il m’avait hébergé alors que je retournais en Suisse pour déposer ma bécane; « Les pilotes de ligne appellent Gap le trou bleu » avait-il ajouté. Moins de précipitations, voilà la grande différence entre les Alpes nord et sud. C’est aussi un jour après avoir quitté Grenoble que j’ai passé le quarante-cinquième parallèle nord, qui se trouve exactement à mi-chemin entre le pôle nord et l’équateur; les plus attentifs d’entre-vous aurons remarqué la photo de la stèle marquant ce passage dans les photos publiées la semaine dernière.

De retour dans le sud pourrait-on dire, du moins dans le sud de l’hémisphère nord. Et comme pour ajouter un petit effet dramatique à ce passage, le temps s’est considérablement réchauffé dans les jours qui ont suivi, et pas seulement au sud d’ailleurs. Dans la descente vers Châtillon-en-Diois, l’odeur des pins dans l’air chaud me rappelait les vacances au bord de la mer en Camargue. D’autres s’y sont ajoutées, des fleurs, des herbes aromatiques.

Moins de trois semaines après avoir dû plier ma tente dans la neige, me voici contraint d’amputer mes journées de leur partie médiane. Il devient difficile de marcher entre midi et quinze heure. J’essaie de me lever plus tôt pour compenser, en faisant « la siesta » quand le soleil est au zénith. Contrairement aux bouquetins que j’ai pu croiser sur les hauts plateaux du Vercors, je ne pense pas que mon corps se débarrassera de son « pelage d’hiver ».

S’il est vrai que l’effort semble décuplé lorsque le soleil tape et que l’air frais manque, s’il devient difficile de boire suffisamment pour s’hydrater correctement, plus de six litres par jour en ce moment, on ne va tout de même pas se plaindre; l’hiver reviendra bien plus vite qu’on ne se l’imagine et d’ici là je compte bien faire quelques réserves de rayons de soleil.

2 commentaires sur “L’Europe à pied, semaine 5

  1. Großartig! Froh, dich in Zeven, Norddeutschland, vor der Eisdiele* von meinem früheren Schüler Claudio Santin getroffen und Freude an deiner Tour gefunden zu haben, mit einigen Kommentaren und größer Begeisterung deiner weiteren West- und Südeuropatour digital gefolgt zu haben, gewundert, wie lange du in der Provence weiltest und dann unvermittelt, so schien mir, in die nahe Heimat kehrtest, staune ich um so mehr: Bist du nun zu Fuß, wandernd weiter unterwegs? 4. Woche? Respekt, ob ja oder nein.
    Alles gut wünscht dir Uwe

    • Hallo Uwe!

      Ja genau, es geht seit dem 21. April zu Fuß weiter. Die Via Alpina ist der Hauptgang, von Monaco nach Trieste. Dann normalerweise noch bis nach Griechenland, und über Italien zurück.

      Herzlischen an DICH für’s mitmachen. Ich lese jedes mal gerne deine Kommentare, mach weiter so! 😉

      Liebe Grüße, Luca