L’Europe à pied, semaine 2

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1 mai 2017: Enfin!

Moi j’attends ça depuis des jours, lui étant plutôt moyennement chaud, c’est le moins que l’on puisse dire, et a fait son possible pour l’éviter cette semaine. D’abord il a décidé de faire un jour de repos à Vallorbe et du coup on a dormi deux nuits dans un refuge un peu en-dessus du village. C’était pas le grand luxe, mais y avait un toit et trois murs et demi, c’est déjà pas mal.

Quand on est repartis vendredi il neigeait toujours et ça n’a jamais vraiment arrêté de la journée, et du coup je me suis dit que cette fois ça serait la bonne; et bien non, encore déçue! L’excuse du jour étant les quinze centimètres de neige au sol qu’il aurait fallu enlever, très peu pour lui d’après ce que j’ai compris. On a une nouvelle fois trouvé un abri pour passer la nuit, avec plus que trois murs cette fois, mais c’est encore largement suffisant, si le vent ne souffle pas justement depuis le côté où se trouve l’ouverture.

Ça a presque commencé à m’agacer; pourquoi m’avoir choisie moi, qui suis prête à faire face à ce genre d’épreuve, pour finalement me les épargner ? J’veux dire, si c’était juste une question de « mais on sait jamais ce qui peut arriver », ou de « ben peut-être qu’un jour ça me rendra service », il aurait vraiment pu en prendre une autre et éviter ainsi de me donner l’impression qu’il ne me fait pas confiance. C’est vrai que souvent les vendeurs en rajoutent des tonnes, mai moi je me sens prête à tenir mes promesses!

Et bien finalement c’est arrivé alors qu’aucun des deux ne s’y attendait; on s’était installés dans un pâturage, peinards, pas trop loin d’un chalet d’alpage, le soleil brillant généreusement en cette fin de journée. Au milieu de la nuit, j’ai senti que quelque chose de spécial arrivait et je crois que le bruit des cristaux l’a réveillé aussi. Ça a commencé fort, directement, et ça n’a pas presque plus arrêté. Au bout d’un moment je commençais même à plier un peu sous le poids de cette neige humide.

Au petit matin j’avais quinze bons centimètres de neige tout autour de moi, même plus là où avait glissé celle qui était tombée sur mes parois. Même s’il s’est pelé les doigts en me repliant et que je pesais une tonne parce que j’étais mouillée, j’ai bien senti qu’il était tout fier d’avoir bivouaqué pour la première fois dans la neige, et qu’il était bien content de m’avoir choisie moi, sa tente quatre saisons!

2 commentaires sur “L’Europe à pied, semaine 2

    • Merci!!! Elle demande discipline, pas ma plus grande qualité, et un peu plus de boulot, pas le truc que je préfère… Mais si elle plaît, je vais continuer d’essayer de faire l’effort nécessaire. 🙂