L’Europe à pied, semaine 14

23 juillet 2017: Tu peux pas comprendre!

Ça fait quelques heures qu’on marche, l’endroit est magnifique, le temps plus que correct, la température idéale et le chemin plutôt sauvage et assez peu exigeant. Pour moi, rien ne peut remplacer ces moments. Je me risque à demander à Mariella: « Et alors, ça ne te donne pas envie de marcher à la montagne plus souvent? De faire ça pendant une semaine par exemple? ». Réponse négative…

Les deux erreurs à ne pas commettre lorsque l’on organise une sortie randonnée avec des gens qui ne font pas de montagne généralement: sous-estimer la durée et la difficulté du trajet, s’attendre à ce qu’ils aient autant de plaisir que soi-même. J’ai eu l’occasion de retenir la leçon concernant le premier point la première fois que j’ai préparé une sortie pour la famille; au lieu des quatre heures planifiées, il nous en avait fallu plus de sept… Pour ce qui est du second point par contre, à force de ne côtoyer que des gens qui sont eux aussi à la montagne parce que ça leur plait, j’en arrive parfois à oublier que ça n’est pas la tasse de thé de tout le monde.

C’est une expérience magnifique pour moi de pouvoir partager quelques jours ce que je vis au quotidien avec ma sœur et ma nièce. Mais c’est également frustrant d’une certaine manière de ne pas ressentir chez elles un plaisir identique à celui que j’éprouve. Je comprend mieux maintenant le sentiment que devaient ressentir certains copains quand ils me parlaient de leur maquettes de train, du moteur de leur Coccinelle qu’ils venaient de démonter ou de leur vacances à Ibiza. La prochaine fois, à défaut de pouvoir être enthousiaste par rapport à leur passion, j’essaierai au moins d’être enthousiaste à leur enthousiasme! 🙂

2 commentaires sur “L’Europe à pied, semaine 14

  1. Il y a aussi la randonnée parapente, qui permet de matérialiser l’idée de rejoindre d’un trait la montagne d’en face qui est si près et si loin à la fois.

  2. Réflexions en complément à la page 2:
    Quand on rentre à la maison après 3 jours de marche avec Luca et qu’on a le bourdon parce que la sensation de liberté, de simplicité et de légèreté nous manque, c’est qu’on commence à aimer la montagne? Ou c’est qu’on aime la liberté, la simplicité, la légèreté, et que tout moyen qu’on découvre pour en vivre quelques brides est bon à prendre? J’ai donc aimé cette insouciance, cet espace, ce rien ou ce tout, mais je ne sais toujours pas si j’aime la montagne et si je partage l’enthousiasme de mon frère 😊