L’Europe à pied, semaine 13

Semaine tranquille: j’ai rendez-vous le dimanche 23 juillet à Riederalp et j’ai quelques jours de marge pour y arriver. J’avance donc gentiment et laisse volontiers les orages et averses tomber dans le vide.

14 juillet 2017: La semaine en un clin d’œil

La semaine commence par une journée « visite »; en effet, Julia et Véro me rejoignent au Lauenensee. On en fait le tour, lentement, joyeusement, sous un ciel menaçant. La journée se termine autour d’un souper à Gstaad, un village qui devait être joli avant l’arrivée du pognon à profusion. On me demande parfois si je pense pouvoir retourner à une vie normale après mon voyage et l’on me raconte de temps en temps les aventures de voyageurs qui tombent dans une grosse déprime post-retour et ne rêvent que de repartir. Ces gens là ne doivent pas avoir les mêmes amis que moi; qu’est-ce que je me réjouis de rentrer et de passer plus de temps avec les gens que j’aime!

Le lendemain, la route continue en direction d’Adelboden. Au Trütlisbergpass, un peu avant la Lenk, je rejoins un sentier que je connais déjà: la Via Alpina suisse. Officiellement, la voie verte de la Via Alpina va de Vaduz à Adelboden. La fondation Suisse-mobile a cependant eu la bonne idée de la prolonger à l’ouest jusqu’à Montreux; on avait fait le parcours avec Franziska en 2010. Bizarrement, le chemin ne me rappelle rien.

La limite entre le voyageur et le clochard est parfois étroite: le camping de la Lenk étant complet, je continue jusqu’au Hahnenmoospass, où je ne trouve pas d’endroit adapté pour poser ma tente. Un peu plus bas, un siège de télésiège sur le bord de la route, fera exceptionnellement office d’abri pour la nuit. Descente sur Adelboden le jour suivant pour un journée calme pendant laquelle j’écris un peu pour le blog avant d’assister à la finale de tennis de Wimbledon.

Contrairement à la voie verte qui coupe par la Suisse centrale, la voie rouge retourne au sud. Par le Gemmipass je retourne au Valais, mais dans sa partie germanophone cette fois. Après être descendu à Leukerbad et avoir escaladé les impressionnantes échelles en bois d’Albinen, je suis la rampe sud du Lötschberg, au-dessus de la vallée du Rhône. Les bisses, parfois impressionnants, de Niwärch et Görperi m’amènent finalement au-dessus de Visp, où je prendrai encore un jour de pause. Petite semaine…