L’Europe à pied, semaine 12

11 juillet 2017: De la poussière dans le frigo

Ah le Grand Muveran! Même s’il se cache la tête dans les nuages, comme une autruche le ferait dans le sable, il n’échappe pas à ma vue. Un des rares 3000m de la région qui peut se faire sans équipement d’alpinisme. En regardant la carte de la région, d’autres noms s’accrochent à des fantômes de souvenirs dans ma tête; je les connais, mais uniquement de nom. J’ai une fois eu comme projet de marcher dans la région, de gravir le Grand Muveran et la Grande Dent de Morcles, de voir le lac de Derborence. Et l’Oldenhorn aussi, un autre 3000m dans le massif des Diablerets, qui enchante mon imaginaire pendant des jours à chaque fois que je l’aperçois.

Comment ai-je pu laisser un en couche de poussière aussi épaisse couvrir certains de mes projets? C’est certainement une bonne chose que de garder quelques-uns de ses rêves au frais, pour plus tard. Qu’est-ce qui peut bien nous maintenir en vie si l’on a tout vu et tout fait à trente ans? Mais il ne faut pas prendre le risque de les perdre de vue. J’avais complètement oublié cette partie de mon passé avant de revenir dans la région ces derniers jours.

Max m’avait dit qu’il avait fait une liste pendant son voyage, une liste des choses importantes pour lui et qu’il souhaitait faire en rentrant. Une liste a afficher au mur, pour ma part. Assez perdu de temps, assez trouvé d’excuses; quand je reviendrai de mon périple européen, j’aurai coché la case du projet le plus ambitieux de ma liste de chose à faire dans la vie. Mais il en reste mille petits, que je mettrai sur cette liste, dont certains resteront au frais pour mes vieux jours, mais pas question de laisser encore cette liste prendre la poussière!

2 commentaires sur “L’Europe à pied, semaine 12

  1. Ton blog est intéressant même pour ceux hors famille ! C’était chouette de te croiser hier sur notre (ta) route. Ici à la Capanna Efra où tu nous as laissés, on a essuyé un immense orage (mais toi aussi, non?) et, du coup, alors que nous étions au chaud dans la cabane, on a vu notre tente plier sous les assauts des rafales, l’eau s’infiltrant partout dedans ! Plus question de dormir ailleurs que dans le dortoir ! Et toi, as-tu trouvé un abri et, aujourd’hui, retrouvé ta sœur dans les temps ? Bonne suite et on ne manquera pas de te suivre. Elvio (en mode récupération avec un genou enflé), Charlotte et Suzanne ! 🙂

    • Bonjour Elvio,

      Merci pour ton commentaire. J’ai eu droit à l’orage et à un peu de grêle pendant la descente, en effet. Arrivé à la frontale à ce que je pensais être le refuge que je cherchais, accueillis par quatre tessinois qui m’ont nourri et arrosé de vin rouge… Il s’agissait en fait d’un chalet appartenant à l’un d’eux et ils faisaient leur soirée annuelle de dégustation de vin. 🙂 Finalement, arrivé à Bisaca trente minutes avant ma sœur ; même après 15 mois de voyage, mon horloge interne est toujours bien suisse! 😉

      J’espère que ton genou ne vous empêchera pas de continuer votre périple tessinois jusqu’à Locarno.

      Salutations,
      Luca