L’Europe à pied, semaine 12

Retour en Suisse, pour un peu plus de 48 heures cette fois. Des montagnes dont je connais les noms, mais qui ne me sont pourtant pas familières; il y a bien longtemps que j’aurai dû m’aventurer dans la région, mais j’ai toujours remis à plus tard. Et c’est par la Via Alpina que je découvre enfin la région.

7 juillet 2017: La semaine en un clin d’œil

Je quitte Samoëns en direction de la Suisse; d’abord par un tronçon commun avec le GR5, puis je rejoins le Tour des Dents Blanches. C’est par le Col de Coux que je passe la frontière, avant de descendre en direction de Champery. Mais avant de rejoindre la station thermale, ma route bifurque vers l’est. Je rejoins alors un autre sentier bien connu, celui du Tour des Dents du Midi. Le temps, maussade, me pousse à peu marcher dimanche et lundi; environ 3h par jour seulement, pour rejoindre la vallée du Rhône après 2000m de descente.

Après avoir usé mes genoux dans la descente, ce sont à mes mollets de souffrir un peu, puisque je remonte de l’autre côté de la vallée vers le Col du Demècre, qui se situe sur le Tour des Muverans, que je suivrai un moment. Une journée à plus de 2500m de dénivelé positif qui m’amènera jusqu’au Pont-de-Nant. Place ensuite au lac de Derborence, où je reçois la visite de Léonie, Margot et Virgile, avant d’attaquer une montée dans une falaise; raide, vertigineuse, aérienne, mais bien équipée et jamais dangereuse. Ça pique quand même dans les mollets!

Après ces passages par les alpes valaisannes et vaudoises, je rejoins le Col du Sanetsch, où je passe en terres bernoises. C’est également juste au-dessus que la Sarine prend sa source, pour commencer son périple de 120 kilomètres qui la mènera jusque dans l’Aare, traversant quatre cantons différents. Je passe par le village de Gsteig, puis me dirige en direction du lac de Lauenen. Je plante ma tente pour la dernière nuit de la semaine à une trentaine de minute du lac, où j’aurai à nouveau la chance de recevoir de la visite demain.

2 commentaires sur “L’Europe à pied, semaine 12

  1. Ton blog est intéressant même pour ceux hors famille ! C’était chouette de te croiser hier sur notre (ta) route. Ici à la Capanna Efra où tu nous as laissés, on a essuyé un immense orage (mais toi aussi, non?) et, du coup, alors que nous étions au chaud dans la cabane, on a vu notre tente plier sous les assauts des rafales, l’eau s’infiltrant partout dedans ! Plus question de dormir ailleurs que dans le dortoir ! Et toi, as-tu trouvé un abri et, aujourd’hui, retrouvé ta sœur dans les temps ? Bonne suite et on ne manquera pas de te suivre. Elvio (en mode récupération avec un genou enflé), Charlotte et Suzanne ! 🙂

    • Bonjour Elvio,

      Merci pour ton commentaire. J’ai eu droit à l’orage et à un peu de grêle pendant la descente, en effet. Arrivé à la frontale à ce que je pensais être le refuge que je cherchais, accueillis par quatre tessinois qui m’ont nourri et arrosé de vin rouge… Il s’agissait en fait d’un chalet appartenant à l’un d’eux et ils faisaient leur soirée annuelle de dégustation de vin. 🙂 Finalement, arrivé à Bisaca trente minutes avant ma sœur ; même après 15 mois de voyage, mon horloge interne est toujours bien suisse! 😉

      J’espère que ton genou ne vous empêchera pas de continuer votre périple tessinois jusqu’à Locarno.

      Salutations,
      Luca