L’Europe à pied, semaine 1

MarcheS1-4

25 avril 2017: Souvenirs, souvenirs…

Début avril 2009, dans la montée qui mène vers Ste-Croix et qui sera mon seul véritable col sur ma route vers Bristol, au sud de l’Angleterre, un panneau indiquant un point de vue attire mon attention: « Bienvenue à Ste-Croix, balcon du Jura ». Je souris: l’épais brouillard limite ma visibilité à quelques mètres. Pour la vue, on reviendra!

25 avril 2017, dans la descente qui mène du Chasseron vers Ste-Croix, le temps passe de « menaçant » à « passé à l’attaque ». Il se met à pleuvoir, une brume légère pour commencer, qui se transforme en pluie quand j’atteins le village. « Ce bled ne m’aime pas, me dis-je. C’est encore pire que la dernière fois! ». Les gens courent de leur voiture jusqu’à l’entrée du restaurant ou du supermarché. Tous semblent adapter leur rythme à la météo: donnez-leurs du soleil et les voilà sur une terrasse à refaire le monde, une grande bière à la main. Donnez-leurs une averse et les voilà qui minimisent les apparitions, préférant de loin le confort de leurs habitations.

Ma maison à moi se trouve sur mon dos. Et je refais le monde dans ma tête, en marchant, quelque soit la météo. Sur les hauts de Ste-Croix, continuant ma route, je surprend trois chamois qui paissent tranquillement. Ils s’éloignent d’une centaine de mètres par petits bonds, avant de s’arrêter et de me regarder passer mon chemin. Eux non plus ne se préoccupent pas vraiment du temps et peut-être même qu’ils préfèrent une mauvaise météo, qui réduit drastiquement le passage des perturbateurs de tranquillité.

Je me rappelle la Norvège, son climat pluvieux, et ses habitants qui ne semblaient pas affectés par les aléas de la météo. Je me rappelle de ce dicton norvégien : « Il n’y a pas de mauvais temps, il n’y a que de mauvais vêtements! »

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