L’an demain

2018

2016: Décollage. 2017: Vol. 2018: Atterrissage. Une fois les derniers préparatifs achevés, une fois les premiers kilomètres avalés, une fois quelques nuits passées, on peut confier son voyage au « pilote automatique »; un coup d’œil de temps à autre sur les instruments de mesure et la possibilité de reprendre la main en cas de besoin, mais le gros du travail ne demande plus vraiment d’efforts. L’essentiel de la concentration se résume au moment du décollage puis, plus tard, à celui où il faut ramener sa carcasse sur la terre ferme. Ce moment approche. Gentiment, certes, mais il approche.

Pas de résolutions en ce premier jour de l’an, ni de révolution d’ailleurs. A l’extérieur, les derniers pétards explosent avec un peu moins de conviction qu’hier. A l’intérieur, des questions inhabituelles interrompent le cours de mes pensées: « J’ai faim. Quand est-ce que je serai de retour en Suisse? Où est-ce que je dois m’installer? Y resterai-je longtemps? C’est normal, il est bientôt midi. Dans quel domaine ai-je envie de travailler? Dans lesquels de mes hobbys vais-je investir la plus grande partie de mon temps libre? Il reste de la crème glacée au congélateur, je crois, et des pâtes au frigo. ». Pas de résolutions donc, juste une esquisse mentale de ce que sera cette nouvelle année, qui arrive comme chaque fois avec son lot de promesses et d’attentes, mais aussi sa part d’inconnu.

Six mois, ça peu paraitre long. Mais j’ai toujours cette impression d’être parti avant-hier, et donc d’avoir à rentrer demain, résultat de la compression des échelles au format assimilable pour la mémoire; ou quand les jours deviennent des instants, les mois des heures et les années des jours. J’aime bien cette image selon laquelle une vie est ramenée à la durée d’une semaine: chaque tranche de dix ans correspond alors à un jour, de la naissance le lundi à la mort le dimanche soir, à soixante-dix ans. Elle me permet de me rendre compte de la brièveté de la vie. A 33 ans, j’en suis au jeudi, un peu après sept heures du matin. A la question « Tu comptes rentrer quand? », je pourrais par exemple répondre « En l’an demain, jeudi avant neuf heure du matin! ».

Tout ça juste pour vous adresser à tous mes meilleurs vœux pour 2018 et vous dire… à demain! 🙂

8 commentaires sur “L’an demain

    • Ça va se décider les prochains jours; faut que je prolonge mon assurance voyage et que je décide si je fais un crochet par… la Turquie! Je me suis aussi dit que ça serait déprimant pour moi de rentrer quand tout le monde part en vacances, donc plutôt retour en septembre! 🙂

    • Ouaip, un peu mis de côté les mises à jour ces derniers temps, mais je vais tâcher de mettre quelques explications ces prochains jours. En attendant, pas d’inquiétudes: toujours à Durrës en Albanie, avec un toit sur la tête et eau chaude à volonté !!! 🙂 🙂 🙂

      • Es guets Nöis, wünsche mir Dir. Schön ghört me wieder einnisch öppis. Ee..wo stöh mir genau ? Sunntig Mittag ? Ups, de muesch de öppe Heicho, wenn Du üs no wosch gseh !E Gueti Zyt,wotti ja nid stresse.

        • Sunntig Mittag, genau; gäu es geit verruckt schnäu! Zfuess chame so oder so nid stresse, u pressiere wetti o nid unbedingt, aber dir dörft gärn chli Überziit mache une zwöite Mäntig lebe! 🙂

          Liebe Grueß

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