Il a un nom, ton vélo?

L’autre jour, je passe devant chez Alain pendant un de mes « tours de chauffe ». Je m’arrête, sonne pour qu’il vienne voir la bête, et là, direct, il me demande: « Il a un nom, ton vélo? ». J’étais un peu trop surpris par sa question pour lui répondre un truc cool genre « Euh non, on m’a dit d’venir avec un vélo, pas d’venir avec un vélo qui a un nom… », du coup j’ai juste répondu que non.

Mais même si je lui donne pas de nom autre que MON vélo, il a quand même sa petite histoire. La première fois que j’ai vu une randonneuse (nom du type de vélo), c’était en Écosse, en croisant une randonneuse (la personne cette fois) devant une auberge de jeunesse, en attendant que la réception ouvre et de pouvoir m’installer dans une chambre. J’étais en route pour ma première rando à vélo, avec Franchie, et mon vieux Chaispluslamarque jaune de course, équipé à l’arrache, une remorque fait maison et avec lequel j’avais peur de crever dès que je quittais les routes asphaltés. Ce qui m’avais le plus frappé, c’était les poignées de freins « normales » sur le guidon de course, en plus des freins sur les peclettes. (si, si, ce mot existe au Jura 🙂 )

Bref, quelques années plus tard, en 2012, j’ai acheté ma première randonneuse, de la marque VSF fahrradmanufaktur (besoin de préciser que c’est une marque allemande?). Un bon vieux vélo de trekking, typé vélo de course, mais avec une géométrie de cadre adaptée aux longs voyages. Mon premier voyage avec la bête m’a amené à Copenhague via Berlin, en partant de Fribourg.

Avant de partir pour le présent voyage, j’ai quand même dû constater que le groupe (vitesses) monté n’était pas adapté à un voyage sur le long terme avec autant de charge. Il s’agissait d’un groupe « route » Apex de SRAM 2×10 vitesses (VSF ne monte d’ailleurs plus ce groupe aujourd’hui, mais un Shimano 105 3×10). Après divers recherches, il est apparu que la solution la plus « simple » et la plus économique était de remplacer le groupe « route » par un groupe « mounetainebaïque », en gardant les manettes, mais en remplaçant dérailleurs, cassettes et pédaliers. Avec l’aide d’un bouquin, mais surtout grâce aux conseils de Stefan, que je profite de reremercier au passage, j’ai pu effectuer ces opérations dans mon salon et acquérir par la même occasion des connaissances plus poussées de l’art mécanique bycliclettique.

Voilà pour ma bête de somme, qui, pour tout ce qu’elle m’a permis de vivre jusqu’à aujourd’hui et ce qu’elle se prépare a endurer avec moi, mérite bien un article pour elle seule.