L’Europe à pied, semaine 20

Petite semaine, après trois jours entiers de repos à Schwaz. La neige descend bas, l’hiver semble vouloir s’installer sans laisser l’automne s’épanouir. Et moi qui ai encore un col à 2800m à franchir, puis d’autres à peine moins hauts. Tic-tac, tic-tac; ma course contre le temps qui passe prend un nouveau tournant. Passera-t-il, passera-t-il pas?

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L’Europe à pied, semaine 19

Quand on s’approche de la fin de sa scolarité obligatoire, on s’amuse souvent à décompter les jours, voire les heures qu’il nous reste à « tirer ». Ça peut aussi être le cas plus tard dans la vie, par exemple pour savoir combien de temps il reste avant que les enfants quittent le nid et que l’on ne soit plus obligé de partir en vacances en juillet-août, avec toute la masse des touristes. Moi je commence à décompter les étapes de la Via Alpina plutôt que de les compter; plus que cinquante au moment de quitter Oberstdorf.

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L’Europe à pied, semaine 18

Quatre pays différents en seulement six jours; à se demander s’il aurait pas pris un peu d’EPO le garçon, cette semaine. Mais non; 100% naturel, il vit toujours d’amour et d’eau fraîche, enfin surtout d’eau, y en a beaucoup dans les alpes. Quatre pays en six jours, certes, mais une seule langue, l’allemand, sous réserve de quelques nuances régionales toutefois. Semaine dix-huit, soit plus d’un tiers d’année; « Mais c’que ça file, de bleu! »

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L’Europe à pied, semaine 17

De la neige. Pas celle qui attire les skieurs, pas celle qui annonce l’hiver, pas celle faite pour rester. Non, celle qui ne fait que passer, qui pousse les gens à rester chez eux et qui rappelle que l’été aussi est parfois froid, dans les montagnes. Mais celle aussi qui met en évidence les courbes de la nature; la montagne se transforme en Kougelhopf géant saupoudré de sucre-glace par un pâtissier céleste. Celle qui amène le silence et le calme à celui qui ose sortir, ou qui n’a pas d’autre choix. Celle qui gèle les doigts quand il faut plier la tente au petit matin et qui mouille les chaussures plus vite que la rosée sur les longues herbes des prés alpins fleuris un frais matin de juin.

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